Lorsque l’on commence la photographie animalière et que l’on manque d’expérience sur le terrain, il est fréquent de rechercher un objectif avec une longue focale en pensant que c’est la seule solution pour photographier les espèces sauvages. Mais on se heurte tout de suite à un problème financier important. A moins de 5000 euros (objectifs de marque), il est difficile d’obtenir un objectif lumineux avec une focale correcte (300mm minimum). On va donc naturellement se rabattre sur des zooms beaucoup moins lumineux et de ce fait beaucoup moins onéreux.  C’est mon cas….

Après avoir délaissé la photographie argentique  et mon 400mm Tokina (f/5.6…), je me suis lancé dans la photographie numérique avec un Nikon D80 et un objectif Nikkor 80-400mm f4.5-5.6 VR. Il m’a fallu un peu plus d’une année pour maitriser l’ensemble et pousser l’objectif dans ses derniers retranchements.

Hors mis le moteur de l’autofocus qui est vraiment bruyant et la bague de passage manuel/autofocus bien peu pratique, le Nikkor 80-400mm est un bon objectif polyvalent, facile à transporter et à utiliser. Il donne de très bons résultats lorsque les conditions de lumière sont idéales. Malheureusement en photographie animalière et dans nos régions, ces conditions sont rarement optimales. Et là les problèmes commencent…

Personnellement, je n’utilise ce zoom qu’entre 300 et 400mm avec un ouverture maximale de f5.6. Mais dès que la lumière manque (sous-bois, nuages,…) l’objectif devient très difficile à utiliser car l’autofocus patine, la vitesse chute et les photos réussies sont vraiment des coups de chance et manquent réellement de piqué (photo ci-dessous).

chamois52

Nikon D80, Nikkor 80-400mm f/4.5-5.6, 360mm, ISO 200, f/7.4, 1/100s

La question sur la différence entre une focale fixe et un zoom est un vieux serpent de mer que l’on retrouve dans tous les forums spécialisés. Je l’ai juste constatée à mes dépends… Lorsqu’on débute on n’image pas l’importance que cela peut avoir sur la qualité des images.

En conclusion toujours préférer une focale fixe même si le prix est plus élevé. Je mettrais quand même un bémol à cette affirmation, car le fait de n’avoir à ma disposition qu’un objectif moyen m’a permis de développer beaucoup plus mes compétences de photographe naturaliste (reconnaissance des animaux, traces, approche, camouflage,…) que je ne l’aurais fait avec un super-téléobjectif.

Malgré tout mon prochain achat sera certainement un 300mm f/2.8….