L’année dernière au mois d’août, j’avais passé de nombreuses heures sous le soleil à débusquer les lézards des murailles qui colonisent les pierres des berges du Rhône. En ce début de juillet, l’idée m’est venue d’aller rendre visite à mes amis les Squamates. Hélas après quelques allers et retours sur les berges caillouteuses, aucun lézard ne profite des chauds rayons du soleil. Peut-être que le vent soutenu qui parcourt le défilé du Fort l’Ecluse ne convient à ces reptiles. En remontant le chemin vers le pont Carnot qui relie l’Ain à la Haute-Savoie, mon regard tombe enfin sur un petit lézard des murailles qui paresse au bord de la falaise. Mon approche le fait aussitôt déguerpir, mais par curiosité je me penche au dessus du vide pour suivre le poltron qui se cache dans une faille du rocher.

Surprise ! Une bonne dizaine de lézards accrochés au dessus du vide me dévisagent, prêts à disparaître au moindre de mes mouvements. Prendre une photo est moins simple que sur les berges en dessous, mais avec un peu de patience, un téléobjectif 300mm et enfin un lézard coopératif, le tour est joué.

Le lézard est farouche mais curieux. Le photographe animalier doit être patient et parfois inconscient…