Depuis plusieurs semaines, je me faisais la réflexion que ma pratique de la photographie animalière était un peu trop « dispersée ». Entendez par là que l’envie de photographier devenait plus importante pour moi que la connaissance du sujet lui-même. C’est en fait une course à l’image dont internet fournit de nombreux exemple. On y trouve en effet une multitude de sites de photographies animalières allant du plus catastrophique au plus exceptionnel. Lorsqu’on est amateur, la modestie devrait être la règle. Quantité n’est pas qualité.
Après plusieurs réflexions avec mon ami Jean-Christophe sur la technique à employer pour photographier une Pie-grièche grise « rebelle », je viens de prendre conscience que des photographies de qualité ne peuvent être le résultat que d’une concentration totale sur son sujet. Obtenir une belle image au détour d’un chemin est certes agréable mais peu satisfaisant. C’est évidemment plus le fruit de la chance que de la réflexion.

Geai des chênes photographié dimanche matin après l’observation des Bouvreuils (article précédent). Beau sujet, belle lumière, matériel de qualité, mais beaucoup de chance…