Après une journée de pluie et de vent, le temps se calme enfin. C’est le moment d’aller prendre l’air, direction l’affût à renard. Quelques minutes d’attente et deux jeunes goupils apparaissent déjà à l’autre bout de la prairie. C’est la première fois que je les vois et ils me narguent déjà… Je patiente une heure en espérant qu’ils viennent dans ma direction, mais ils restent tranquillement à chasser dans leur coin. Je ne tiens plus. Je décide de tenter une approche sous mon filet de camouflage. A peine un pied hors de l’affût, un autre renard la gueule pleine de mulots apparaît à quelques mètres. Surpris il fait demi-tour et détale aussitôt. Encore une fois je suis victime du plus gros défaut du photographie animalier : l’impatience.
A l’autre bout de la prairie, j’aperçois encore les deux autres renards. Sous mon filet de camouflage, je me glisse le long d’une haie. Arrivé sur place je n’ai pas l’impression de m’être fait repéré, mais tout le monde a disparu. Encore une approche ratée. Décidément ce n’est pas ma journée.

Soudain j’entends les cris d’une jeune Pie-grièche, je tourne la tête et elle est là tout prêt sur un piquet de clôture. A peine le temps de mettre au point elle a déjà sautée dans la haie. Les parents ne doivent pas être loin. Effectivement dix secondes plus tard le mâle arrive sur le même piquet. Cette fois c’est dans boite, même si le piquet n’est pas très esthétique !