La nature est parfois surprenante. Ce matin avant de rejoindre la Combe d’Enfer, je décide de m’arrêter en chemin pour aller observer un champ dans lequel j’ai vu deux chevreuils lundi dernier. Arrivé sur place, un chevreuil est bien là, mais il m’aperçoit rapidement et rentre à l’abri de la forêt. Quelques secondes plus tard sept sangliers sortent d’un roncier. Je m’allonge dans l’herbe et les regarde passer tranquillement à 20 mètres de moi.

Encouragé par cette belle observation, je reprend le chemin de la Combe d’Enfer. Malgré un vent assez fort, le soleil se lève et commence à réchauffer les rochers. Une forte odeur de « chamois » flotte dans l’air… Ils sont bien là :  une femelle avec son petit en train de descendre dans la paroi rocheuse et un jeune encore endormi au pied d’un rocher en contrebas. Bizarrement ce dernier ne semble pas m’avoir vu et continue de somnoler. Je pose tout mon matériel et je commence lentement à descendre  avec mon appareil. C’est assez raide. Arrivé à moins de 10 mètres, le chamois m’a vu et m’observe, mais il ne bouge toujours pas. Incroyable ! Son regard est magnifique et nous nous observons les yeux dans les yeux pendant plusieurs minutes. Je finis par passer la limite de l’acceptable. Trop près, il se lève et file dans les rochers avant de disparaître dans la paroi.

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La complicité de ce chamois est un moment privilégié que tout photographe animalier rêve d’avoir avec un son sujet.

Nikon D300S, Nikkor 300mm f/2.8, f/4, 400ISO, 1/1000e