Depuis le début du mois de septembre les journées sans pluie sont assez rares et dans la Réserve des Etournels, la période du brâme qui s’achève a été catastrophique « photographiquement » parlant. Les animaux pourtant bien présents manifestent une activité nocturne soutenue mais la journée ils préfèrent rester à l’abri d’une végétation incroyablement dense où les saules, les roseaux, les solidages et des plantes invasives hémérochores comme le Balsamine de l’Himalaya poussent sans retenue.
En rentrant bredouille d’un après-midi maussade, un petit détour à une mare presque asséchée de la réserve permet de suivre les derniers ballets aériens des sympétrums. Peut-être un signe d’eutrophisation des marais des Etournels, des petites lentilles d’eau recouvrent la quasi totalité de la mare. Ces plantes aquatiques servent de refuge à des centaines de minuscules grenouilles vertes qui bientôt s’enfuiront dans la vase pour passer l’hiver.