A l’horizon le soleil effleure la cime du Mont Blanc. Il vaut mieux être là quand la lumière va révéler les secrets de la Combe d’Enfer. La nature généreuse de ce début de printemps est toujours un émerveillement. Tous les habitants de ce coin perdu et sauvage sont au rendez vous pour assister au levé du soleil. L’Aigle royal au bec énorme surveille la combe en contrebas. Le Pic noir rythme la musique de la forêt de ses tambourinages, relayés par les cris des Pics verts un peu plus haut dans la montagne. Au sommet des sapins les grives se lancent des défis musicaux sans fin.

Mais la Combe ne serait pas la Combe s’il n’y avait pas les chamois. Pour ma première visite de l’année, ils sont bien là. Certains profitent des premiers rayons du soleil, alors que d’autres surveillent les alentours. Nous sommes sur le territoire du Lynx. Alors prudence. Aux premiers crépitements de mon appareil photo, tout le monde se réfugie dans la falaise. Les plus jeunes regardent attentivement leurs ainés pour découvrir le chemin de la retraite salvatrice.

Décidément la Combe d’Enfer n’a d’enfer que le nom.