Avec une température avoisinant les 35°C les animaux sauvages,tout comme l’homme, souffrent de la chaleur. Certains restent actifs, mais en général de l’aube au coucher du soleil, une sensation de lourdeur et d’immobilisme semble frapper la nature. Seuls les insectes s’accommodent de cette chaleur étouffante. Les papillons butinent le nectar des dernières fleurs de l’été, et les maudites mouches s’acharnent à voltiger autour du bétail affalé à l’ombre des haies.

C’est dans ces conditions de canicule que j’ai rencontré un photographe animalier, Pascal, avec qui j’avais eu la même idée : un affût au Bihoreau gris au bord de l’eau en fin de journée. Malgré les conditions idéales de hauteur d’eau et d’empoissonnement, les Bihoreaux ont immédiatement détecté notre présence restant à l’abri des arbres bordant la rivière. Finalement, l’affût n’a pas été fructueux, mais Pascal, dont la connaissance des lieux est remarquable, m’a indiqué un arbre creux dans lequel loge une Chouette hulotte. Je suis passé des dizaines de fois au pied de cet arbre sans jamais avoir remarqué la moindre présence.
La photographie animalière est une activité solitaire, mais le partage d’informations est toutefois utile…