Très facile à entendre dans toutes les mares et étangs de la région, la bruyante grenouille verte commence sa période de reproduction. Dans une petite mare que je visite régulièrement, on en compte actuellement des dizaines voire des centaines… Au premier coup d’œil, on ne voit pas grand chose sur les berges enherbées.  Les grenouilles, immobiles, se fondent parfaitement dans la végétation. Un pas de trop et tout le monde saute à l’eau. Avec un peu d’habitude, on finit par les repérer facilement, mais l’approche doit toujours être très lente.
Il semble difficile d’identifier précisément une grenouille. Dans la famille des Ranidés, on distingue deux genres : les grenouilles brunes et les grenouilles vertes. Au contraire des « brunes », les « vertes » sont aquatiques et bruyantes. Sur les huit formes de grenouilles vertes présentes en France, trois sont très courantes : la Grenouille rieuse, la Grenouille de Lessona et la Grenouille verte. Mais l’hybridation est la règle dans ce genre et il vaut mieux être un batrachologue averti pour déterminer l’espèce avec précision.

Techniquement, pour réaliser des photos de grenouilles dans leur biotope, il est préférable de se trouver au raz de l’eau pour éviter l’erreur classique de la vue en plongée. Pour ma part, je me place dos au soleil et plante mon trépied dans l’eau de la mare. Avec la vase et le manque de stabilité, la prudence est de règle si on ne veut pas retrouver tout son matériel au fond de l’eau…

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