Très belle matinée de printemps ou presque… nous ne sommes que le 21 février.
La pluie de la semaine précédente a fait fondre la neige et le soleil réchauffe enfin les berges du Rhône où des dizaines de canards chipeaux et de canards Siffleurs égaient de leurs cris caractéristiques ce magnifique fleuve. Les barrages hydroélectriques qui domptent les caprices et canalisent la puissance du Rhône ont baissé le niveau de l’eau comme on le voit rarement. La grande île des Etournels est accessible à pied sec !
C’est un vrai plaisir que de pouvoir pénétrer dans cette zone habituellement isolée du reste de la réserve par un bras du Rhône aujourd’hui à sec. C’est ici que l’on peut observer les plus belles scènes de brame à l’automne et c’est ici également que de nombreuses laies viennent chercher une relative tranquillité pour mettre bas.
Effectivement les animaux sont bien là, plusieurs dizaines de sangliers se faufilent sous les saules rabougris. Les petits rayés toujours à la traine et moins promptes à réagir à ma présence. Peu farouches ils se laissent approcher sans trop de difficulté, ils ont l’air de se sentir en confiance sur leur île. Dans les arbres le Pic épeiche et le Pic noir sont les maitres des lieux.
La baisse du niveau de l’eau laisse apparaître parfois de bien étranges silhouettes, comme cette carcasse de voiture plantée au milieu du fleuve. Comment a-t-elle fait pour arriver là ?