De retour sur la rivière où vivent plusieurs Cincles plongeurs, je me suis installé sous un arbrisseau face à une petite cascade où j’avais observé ces oiseaux lors de ma précédente visite. Une heure les pieds dans la vase, c’est long, mais enfin un Cincle arrive. Il se dirige directement dans un renfoncement de la berge d’en face derrière un enchevêtrement de racines. L’oiseau est à une vingtaine de mètres. Je le distingue dans mon téléobjectif mais il ne bouge pas. Un autre Cincle passe devant moi comme une fusée sans s’arrêter.

Après trente minutes sous les racines, l’oiseau réapparait enfin mais prend un malin plaisir à rester dans l’ombre des arbres.  Difficile de réussir des photos dans ces conditions, pas assez de lumière. Le Cincle se décide à sauter sur une pierre ensoleillée, mais là ce sont les branches retombantes de mon affût de fortune qui empêchent la mise au point. Le post-traitement atténuera le problème…

Après deux heures, il ne fait pas très chaud sur les berges envasées du torrent. Il n’est que 10h00 du matin, mais je décide de m’éloigner et de laisser les Cincles pêcher tranquillement.