Après une longue période de froid intense, le temps s’est amélioré et les premiers rayons de soleil stimulent l’activité des oiseaux du ciel. Les moineaux ont déjà entrepris la construction des nids et les premiers chants nuptiaux résonnent dans les haies et les forêts de la région. Mais le « fluide » du photographe animalier semble m’avoir délaissé. Pas grand chose à se mettre sous le capteur. De retour bredouille d’un affût aux chevreuils, deux silhouettes sur les branches d’un vieux pommier plein de gui, attirent mon attention. Un rapide coup d’œil dans les jumelles me permet d’identifier rapidement deux petites chouettes qui me dévisagent d’un air sévère… Une large tête aplatie et de grands yeux jaunes surmontés de sourcils blanchâtres caractérisent la Chevêche d’Athéna ; petite chouette trapue fortement tachetée et souvent diurne.

Mais avec deux grands yeux braqués sur vous, la Chevêche ne se laisse pas approcher si facilement. La première s’éloigne rapidement alors que la deuxième continue à m’observer. Un pas de plus dans sa direction et la voilà qui s’enfuit à son tour. Pas grave, cette chouette est sédentaire, voilà un nouveau « stimulus » photographique…